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Avant de subir des tailles sévères qui les fragilisent, les Platanes du Cour Mirabeau bénéficiaient d’une taille raisonnée

Elagage :

Technique et métier d’élagueur

L’élagage est effectué avec des outils spécialises pour sectionner proprement les parties non souhaitées de l’arbre. Il s’agit autant d’un art que d’une technique puisque l’expérience de l’élagueur entre en ligne de compte afin de laisser à la plante assez de bourgeons pour survivre et empêcher l’infection des zones coupées.

La règle de base de l’élagage est de couper au niveau d’une zone de pousse (près d’un bourgeon ou d’une autre branche). En coupant ailleurs, on induira la mort de la partie allant de la coupe jusqu’à la zone de pousse la plus proche. Cette partie, appelée « chicot » finira par pourrir et tomber mais avant cela, elle empêchera l’arbre de former un cal de cicatrisation a la surface de la coupe et deviendra un point d’entrée pour les insectes et les infections. Toutes les coupes doivent donc être propres et bien finies pour faciliter la cicatrisation

La taille raisonnée ou taille douce est la plus adaptée et la moins dévastatrice pour l’arbre.

La taille sévère est à utiliser en dernier recours.

On a pu noter une évolution drastique des méthodes d’élagage employées  par la société qui intervient à Aix en Provence au cours des dernières années :

D’un élagage qui laissait une ramure consistante de branches moyennes, on est passé à une technique d’amputation ne laissant que de grosses branches telles des moignons.

Les premières fois, nos vigoureux Platanes ont repris année après année de façon spectaculaire malgré ces coupes drastiques.

Ce n’est plus le cas, en témoigne les couronnes de branches de plus en plus restreintes que l’on peut observer sur le tour de ville et sur le Cour Mirabeau où la voûte qui se refermait autrefois procurait ombre et permettait aux fontaines de développer  leurs tapis de mousse.

Une bonne partie des Platanes du Cour Mirabeau sont morts ou mourant conséquence des maltraitances subies au niveau racinaires lors de la requalification du Cour de 2000 à 2002 et de la dalle béton imperméable qui recouvre ce qu’il reste de racines.

Evolution des techniques de requalification :

On peut constater la même évolution vers des solutions expéditives pour les chantiers de requalification.

En 2000/2002 , les Platanes ont été conservés sur le Cour Mirabeau, même si très maltraités.

Pour les 3 Places, la Mairie  a tenté de les faire tous condamner, pour s’en débarrasser comme elle l’a fait pour plus d’une centaine depuis le début de l’année, dont de nombreux arbres conservables.

Problème du dessouchage pour les arbres abattus :

Le dessouchage peut se faire de deux façons :

  • mécaniquement a l’aide d’une pelleteuse
  • chimiquement : on parle alors de dévitalisation qui vise à dévitaliser une souche d’arbre pour l’empêcher de produire des rejets. Une méthode courante consiste a percer des trous d’une dizaine de centimètres de profondeur a l’aide d’un gros foret, puis d’y déverser du chlorate de soude ou un produit a base de sulfate d’ammonium jusqu’a ras bord. La dévitalisation complète dure plusieurs mois, car il est nécessaire que le produit se diffuse jusqu’aux racines.

De nombreux produits chimiques sont vendus ou ont été vendus pour cet usage, mais nombre d’entre eux (dont parmi les produits homologués) sont toxiques pour une ou plusieurs espèces. Dans la plupart des pays, une réglementation encadre l’usage des biocides ou le dessouchage chimique (au moins en foret).

Il serait intéressant de savoir comment il a été procédé en centre ville, BD du Roy René etc.. ou il ne reste parfois plus rien.